« Devenir auto-entrepreneur, c’est simple... mais aussi risqué »
Le Lundi 04 mai 2009
Avec plus de 1 000 inscrits par jour, le statut d’auto-entrepreneur rencontre un indéniable succès. Toutefois, ce régime qui permet de lancer facilement une activité n’est pas sans risque, selon Philippe Colombié, consultant en création et reprise d’entreprise et auteur d’un ouvrage qui vient de sortir en librairie, consacré à l’auto-entrepreneuriat.
Dans votre livre, pourquoi avoir insisté sur les limites et les risques du statut d’auto-entrepreneur ?
« Parce que le gouvernement communique beaucoup sur les avantages – et ils sont nombreux – qu’offre ce nouveau régime, mais jamais sur ses inconvénients. Or, il en existe et certains peuvent même avoir de graves conséquences. Par exemple, les auto-entrepreneurs ne versant pas de cotisations sociales, ceux qui ne sont pas salariés ne peuvent pas bénéficier de l'assurance-chômage. En réalité, s’il est très simple de se déclarer auto-entrepreneur – il suffit de quelques clics sur Internet –, ce statut est plus compliqué et plus risqué qu’il n’y paraît. »
Quels sont les plus gros écueils de l’auto-entreprenariat ?
« Le risque le plus important est celui de la responsabilité illimitée pour les dettes professionnelles. Les créanciers peuvent saisir les biens personnels de l’auto-entrepreneur en cas de défaut de paiement. L’auto-entrepreneur doit également veiller à ce que les revenus tirés de son activité n’entraînent pas un dépassement du seuil des revenus du foyer fiscal, sous peine de payer une majoration. Le plafond est fixé à 25 195 euros par part. Pour un couple avec deux enfants, soit 3 parts, il s’élève ainsi à 75 585 euros. Enfin, il peut être tentant pour certaines entreprises de pousser des salariés à devenir auto-entrepreneur, à les licencier, puis à les rémunérer ensuite en honoraires et éviter ainsi de payer des charges sociales. Le portage salarial, au moment de sa création, avait déjà engendré de tels abus. Le statut d’auto-entrepreneur devrait, à son tour, en susciter d’autant que la rupture conventionnelle permet aux employeurs de se séparer plus facilement des salariés. »
Comment éviter ces risques ?
« Le mieux est, avant de s’inscrire, de demander les conseils d’un expert-comptable. Lui seul possède la vue d’ensemble nécessaire pour dire si ce statut est adapté ou non à la situation. Par exemple, on l’a vu, le régime d’auto-entrepreneur n’est pas forcément intéressant fiscalement pour un célibataire sans enfant. Par ailleurs, même si ce n’est pas obligatoire, il est conseillé, notamment pour les activités artisanales, d’adhérer au répertoire des métiers ou au registre du commerce et des sociétés, notamment pour bénéficier d’une responsabilité civile professionnelle. Cette inscription donne également accès aux baux commerciaux qui offrent plus de sécurité. Enfin, si le loyer et les charges du porteur de projet sont élevés, le statut d’auto-entrepreneur ne présente aucun intérêt, ces derniers n’étant pas pris en compte dans le versement fiscal libératoire (13% pour la vente de marchandises, 23% pour les prestations de service ou artisanales, 20,5% pour les activités libérales non réglementées, NDLR). En définitive, ce régime est surtout adapté aux activités de consulting, de formation ou de coaching qui nécessitent peu d’investissement. D’ailleurs, 40% des auto-entrepreneurs font du conseil. »
(*) « Auto-entrepreneur », Editions Francis Lefebvre, 148 pages, 29 euros.
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03 juin 2009, 09:14
Anonyme (non vérifié)
pour infos
les boutiques de gestion organisent des formations gratuites sur le statut d'auto-entrepreneur. lE BUT EST DE SENSIBILER le futur créateur, de le pmettre en garde sur les avantages et les inconvénients de ce statut. En clair s'est bien pour se lancer mais pas dans n'importe quoi. Dès que l'activité se développera, le changement de statut s'imposera pour de multiples raisons.
Ce statut est idéal pour débuter ou pour un complément de revenu, notamment auprès des particuliers. L'un des points noirs la tva.impossible de récupérer la tva et les factures sont établies sans tva. Les responsables des boutiques de gestion vous donneront des informations et des conseils très pointus pour éviter les erreurs. voir le site de l'APCE.
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29 mai 2009, 18:26
@Biloute (non vérifié)
Ben elles sont où les erreurs ?
"les auto-entrepreneurs ne versant pas de cotisations sociales, ceux qui ne sont pas salariés ne peuvent pas bénéficier de l'assurance-chômage." --> c'est le cas de tous les entrepreneurs et gérant majoritaire de société. Sauf à prendre des assurances privées.
>>> Donc c'est bien vrai alors...
"Le risque le plus important est celui de la responsabilité illimitée pour les dettes professionnelles. Les créanciers peuvent saisir les biens personnels de l’auto-entrepreneur en cas de défaut de paiement." --> comme tout entrepreneur individuelle. Mais on peut protéger sa résidence principale par acte notarié.
>>> Donc, c'est également vrai !
"Par exemple, on l’a vu, le régime d’auto-entrepreneur n’est pas forcément intéressant fiscalement pour un célibataire sans enfant." --> en France, l'impôt est progressif. Plus on gagne, plus on paie. Où est-ce moins avantageux pour un célibataire sans enfant ? Certes, il n'aura qu'une part et ne bénéficiera pas des 1/2 parts supplémentaires par enfant. Comme n'importe quel entrepreneur ou salarié...
>>> Donc c'est vrai également? Ce qui est faut c'est votre raisonnement : un salarié n'a pas de choix, il ne peut qu'être assujetti à l'impôt sur le revenu. Un entrepreneur (auto ou pas d'ailleurs) l'a : soit il se paye en salaire, soit en dividendes sur les profits de son entreprise. Cela change complètement la donne en terme d'impôts. Voila pourquoi comme il est dit dans l'article : "le régime d’auto-entrepreneur n’est pas forcément intéressant fiscalement pour un célibataire sans enfant"
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29 mai 2009, 15:19
Biloute (non vérifié)
Que d'erreurs...
"les auto-entrepreneurs ne versant pas de cotisations sociales, ceux qui ne sont pas salariés ne peuvent pas bénéficier de l'assurance-chômage." --> c'est le cas de tous les entrepreneurs et gérant majoritaire de société. Sauf à prendre des assurances privées.
"Le risque le plus important est celui de la responsabilité illimitée pour les dettes professionnelles. Les créanciers peuvent saisir les biens personnels de l’auto-entrepreneur en cas de défaut de paiement." --> comme tout entrepreneur individuelle. Mais on peut protéger sa résidence principale par acte notarié.
"Par exemple, on l’a vu, le régime d’auto-entrepreneur n’est pas forcément intéressant fiscalement pour un célibataire sans enfant." --> en France, l'impôt est progressif. Plus on gagne, plus on paie. Où est-ce moins avantageux pour un célibataire sans enfant ? Certes, il n'aura qu'une part et ne bénéficiera pas des 1/2 parts supplémentaires par enfant. Comme n'importe quel entrepreneur ou salarié...
Quel livre a écrit ce monsieur ?
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05 mai 2009, 09:00
RWATANGABO (non vérifié)
prise de connaissance
j'aimerai faire un cheminement qui devrait m'aider à prendre une décision sur l'entreprenariat
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