Tirer le maximum d’un bilan de compétences | Courrier Cadres
    





    

















    





    
    
  
  


  

   

Déjà membre ?

 

Comment tirer le maximum d’un bilan de compétences

Par : Catherine Gaudenz le Vendredi 19 juin 2009

Se lancer dans un bilan de compétences ? À l’heure où chacun doit prendre en charge son avenir professionnel, le projet est séduisant. Mais il suscite également beaucoup de déceptions. Ainsi, près d’un bénéficiaire sur cinq ne connaît aucune évolution notable à l’issue de sa démarche. Pour ces déçus du bilan, au mieux il s’avère inutile, au pire frustrant. Pourtant, bien préparé et bien mené, il peut devenir très enrichissant.

S’assurer qu’on a bien défini son objectif

“En faisant un bilan, on sait d’où l’on part mais jamais où l’on arrive”, résume Martine Kort, consultante Apec. On imagine souvent que le bilan va accompagner ou déclencher un changement de vie complet. Le plus souvent, la conclusion est beaucoup moins radicale. Ne serait-ce que parce que les cadres ne sont pas tout à fait prêts à l’assumer. “Certains salariés s’imaginent une autre vie dans tel ou tel métier mais n’envisagent pas de perdre la sécurité de l’emploi, les tickets-restaurant, le CE et la mutuelle”, constate Danièle Mouthuy, directrice d’Alizé Consultants.  Selon Jean-Pierre Vacher, président de la Fédération nationale des centres interinstitutionnels de bilans de compétences (CIBC), si 80 % des bénéficiaires réorientent leur carrière, la moitié le font dans leur sphère professionnelle. Prenez Estelle Richard. À 38 ans, après dix-huit années passées à la Fédération française de golf, elle bénéficie d’un bilan de compétences. Elle n’a alors qu’une envie : tout quitter ! “Le bilan m’a permis de mettre les choses à plat. J’avais pensé ouvrir un restaurant ou me lancer dans l’architecture. Or il est apparu que je risquais de m’ennuyer dans un restaurant et de manquer de créativité pour l’architecture.” Au final, Estelle n’a pas quitté son employeur mais elle est devenue manager de ses anciens collègues. “Sans le bilan, je n’aurais jamais osé en faire la demande”, s’étonne-t-elle.

 

“Certains salariés attendent du conseiller qu’il leur donne des solutions toutes faites et leur dise qu’ils sont destinés à tel métier. Mais nous ne lisons pas dans une boule de cristal”, remarque avec un zeste d’ironie Laure Bennahmias, psychologue du travail et chargée de bilan de compétences indépendante. “Nous aidons nos interlocuteurs à se poser les bonnes questions et à trouver les réponses par eux-mêmes”, complète Patrick Bazzurri, responsable du cabinet Chapoutier-Bazzurri. Ce qui n’exclut pas, bien sûr, les changements de vie. L’exemple de Laurence Gainet le prouve. Cette responsable des RH de l’usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux a eu l’idée de créer une boutique de mobilier et d’objets design. Pour bien négocier ce virage, elle a suivi un bilan de compétences au printemps 2008. Trois mois plus tard, Laurence a ouvert son magasin dans le centre de Dijon. Et elle ne regrette rien de ce changement de cap.

 

Choisir le bon prestataire

Pour réussir ce parcours, disposer d’un partenaire de qualité est indispensable. Comment s’en assurer ? En le questionnant sur sa méthode et notamment sur la partie plan d’action. Un bilan se déroule en effet toujours de la même façon : une phase préliminaire d’information et de définition des besoins. Puis un temps d’investigation (acquis, souhaits, possibilités). Et enfin le moment de la conclusion autour d’une synthèse et d’un plan d’action. Cette dernière étape est essentielle. Françoise Castel en témoigne. Ingénieur qualité chez Airbus, elle travaillait sur une chaîne de production. Mais à la suite de l’arrêt d’un programme de construction d’avion, elle est nommée sur un poste administratif de suivi de la qualité qui ne lui convient pas. À presque 40 ans, là voilà qui se remet en question et songe à devenir traductrice interprète. Le bilan l’a détournée de cette voie et en même temps rassurée sur ses compétences. “Je ne m’étais pas trompée de métier. Mais j’avais simplement besoin d’être en contact avec l’opérationnel. Et d’apprendre à mieux animer mon réseau professionnel.” Après avoir refait son CV et activé son réseau, elle a obtenu un poste opérationnel sur la chaîne de l’A380, qui lui permet de manager une équipe.

 

Trouver le moment propice pour agir

Un bilan de compétences, ça prend beaucoup de temps ! Mieux vaut donc se lancer hors période de rush au bureau. Il est préférable aussi de ne pas attendre d’être dans l’urgence. “Afin d’avoir l’esprit libre”, souligne Danièle Mouthuy, d’Alizé Consultants. Cela dit, vous n’aurez pas toujours le choix.  Cadre dans un établissement de crédit depuis vingt ans, Martine Passedroit, 46 ans, a fait un bilan dans un contexte de fusion-absorption de son entreprise. “L’ambiance était tendue, se souvient-elle. Auparavant, j’étais considérée comme un bon élément, et là, je ne me sentais plus reconnue.” Grâce au bilan, Martine a repris confiance en elle et en ses compétences. “Et j’ai travaillé sur ma relation avec les autres dans le cadre professionnel.”  Gagner du temps avec un bilan en ligne ? Pourquoi pas. Mais ces tests se contentent souvent d’explorer les motivations et les centres d’intérêts.  Autrement dit, ils aident les individus à savoir qui ils sont et ce qu’ils peuvent faire. Pas à savoir comment. C’est toute la différence.

Quel bilan pour quel besoin ?

Vous voulez évaluer votre parcours

Le bilan de compétences
Défini par le Code du travail, il vise à “permettre à des travailleurs d’analyser leurs compétences professionnelles et personnelles ainsi que leurs aptitudes et leurs motivations, afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation”.  Il est limité à vingt-quatre heures, étalées sur trois semaines ou sur plusieurs mois. Il peut être réalisé à l’initiative de l’employeur via le plan de formation, ou à la demande du salarié dans le cadre d’un congé-bilan. Il sera gratuit pour un salarié qui justifie de cinq ans activité, dont un an chez son employeur actuel.

 

Vous voulez valider un projet professionnel

Le bilan d’orientation
Ce dispositif proposé par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) permet à des cadres actifs de confronter leur projet au regard d’un groupe de six autres cadres. Il se déroule en deux temps : cinq jours, puis un sixième trois mois plus tard.

 

Vous cherchez à évoluer au sein de votre entreprise

Le bilan professionnel
Cette prestation individuelle – également créée par l’Apec – permet au salarié et à l’entreprise d’explorer des pistes d’évolution au sein de la société. Il se déroule sous la forme de deux ou trois rencontres entre le salarié, son employeur et un consultant de l’Apec.

 

Vous êtes demandeur d’emploi

Le bilan de compétences approfondi

Prescrit par le Pôle emploi ou l’Apec, le BCA vise à aider les demandeurs d’emploi à faire le point sur leur parcours professionnel et à envisager de nouvelles pistes d’orientation en cohérence avec le marché du travail. Il comprend  au minimum six heures de face-à-face.
 

Discussion autour de l'article

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

Au sommaire
de mars 2010

Découvrez toutes nos offres et bénéficiez de
30% de réduction !

Abonnez-vous

COUV_37.jpg
 

 

 

 
 

 

Venez gazouiller sur le Web...

Nous venons de fêter notre 500 ème abonné !

 

Twitter CC.com

LES BLOGS D'EXPERTS

Retour aux (res)sources

William Cousin

L'actualité sociale décryptée par un consultant en ressources humaines.

Dernier post : Le rachat des jours de RTT, c'est f... le Mardi 23 février 2010

L'entreprise idéale

Solenne de Thésut

Je décortique les pratiques RH des entreprises qui favorisent le développement de leurs collaborateurs. ...

Dernier post : Henkel met ses salariés sur scène le Mercredi 24 février 2010

En aparté

Gaëlle Picut

Chroniques sur la conciliation vie privée / vie professionnelle et sur les valeurs du travail

Dernier post : Splendeurs et misères du travail le Jeudi 11 mars 2010

Une question de droit(s)

Eric Rocheblave

Panorama de la jurisprudence en droit social par un avocat du barreau de Montpellier

Dernier post : Non-cadres, vous pouvez prétendre a... le Lundi 16 novembre 2009

C'est pas si grave !

Laurent Edel

Comment je coache mes clients en difficulté à sortir de situations professionnelles complexes: surmenage...

Dernier post : Management et vin naturel le Mercredi 16 décembre 2009

Sondage

Pour vous, bouger en 2010, c'est...
Changer d'entreprise
17%
Décrocher une promotion
26%
S'accrocher à son poste
24%
Attendre la fin de la crise
33%
 

Partagez votre expertise avec la communauté des cadres

VOTRE AVIS NOUS INTÉRESSE!

Fleche_Rouge.jpg Rejoignez notre panel de lecteurs et faites-nous part de votre opinion sur Courrier Cadres 

Fleche_Rouge.jpgVous recevrez nos enquêtes par e-mail et vous serez libre d'y répondre.

 

Abonnez-vous

 

BLOGS DE LA RÉDACTION

D'humeur égale

Pascale Colisson

Homme, femme, petit, grand, black, beur, jeune, moins jeune, ce blog s’adresse à tous ceux que les mots ...

Dernier post : 7 heures de congé de maternité, qui... le Vendredi 26 février 2010

Ça m' travaille...

Robin Carcan

Sur la scène comme en coulisses, la vie en entreprise réserve souvent des surprises...

Dernier post : "Berny" a trouvé du boulot le Jeudi 14 janvier 2010

La question qui fâche

"La crise, on en parle comment dans votre entreprise?"

Suggéré par La rédaction

56 réponses   55 participants

Votre nom :

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.

Consultez les avis

Newsletter du site

Newsletter Courrier Cadres

Recevez toutes les nouveautés Courrier Cadres