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le Mardi 19 janvier 2010 par Anonyme

Le temps de travail comporte une composante subjective très importante.
Certaines personnes peuvent travailler 35 heures par semaine et avoir cependant l'impression que leurs journées sont bien longues. A contrario, d'autres peuvent travailler 50 ou 60 heures par semaine tout en ayant l'impression que le temps file très vite et sans réaliser avoir travaillé autant que cela. C'est plutôt bon signe ! Cela signifie qu'elles les effectuent avec plaisir. Qu'elles s'impliquent et s'engagent à fond dans leur travail. Attention toutefois à ne pas se laisser complètement dévorer par son travail et à se fixer certaines limites, au risque de s'épuiser.
D'où vient cette subjectivité ? Quelles en sont les principales raisons ? Pourquoi de telles différences de perception ? On peut avancer plusieurs explications :
- en tout premier, bien sûr, l'intérêt ou non du travail fourni,
- le côté répétitif/routinier ou changeant/varié des tâches à effectuer (sachant que la routine comporte également une part de subjectivité),
- l'aspect statique ou mobile du travail,
- les conditions de travail,
- l'autonomie dans la gestion de son temps ou des horaires/agenda contraints
Il est également possible d'avoir l'impression que le temps se traîne, que les heures passent lentement (voire comptent double) lorsque l'on se retrouve en situation de sous-emploi. Rien de pire que d'être inoccupé. Et paradoxalement, on peut s'épuiser à ne rien faire et en ressentir une grande fatigue.
On peut également avoir des horaires de travail très raisonnables mais avoir le sentiment que ces heures nous prennent beaucoup de temps et d'énergie. Soit parce que l'on est particulièrement efficace, concentré, tendu vers la réalisation de ses objectifs soit parce que le travail réalisé semble pesant, peu stimulant, pénible.
Par conséquent, la notion du temps passé au travail ne dépend pas toujours du temps réellement passé à travailler. La preuve, les créateurs d'entreprise ne comptent généralement pas leurs heures. Ils reconnaissent ne plus avoir du tout la même notion du temps que lorsqu'ils étaient salariés par exemple.
Ainsi la fatigue physique et/ou psychique n'est pas toujours tant liée au temps tel qu'il est objectivement passé à travailler qu'au temps tel qu'il est subjectivement ressenti à travailler.
On remarquera d'ailleurs que certaines personnes peuvent se déclarer plutôt satisfaites de leur équilibre vie personnelle/ vie professionnelle alors qu'elles ont des horaires de travail très lourds tandis que d'autres, aux horaires plus légers, le jugeront moins satisfaisant. Comme quoi, dans le temps de travail, la qualité du temps passé à travailler peut faire considérablement varier la perception de la quantité de temps passé à travailler.
Gaëlle Picut
http://en-aparte.over-blog.com/
Illustration
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