Le syndrome de la trop haute marche | Courrier Cadres
    




    

















    





    
    
  
  


  

   

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le Mardi 15 septembre 2009 par Gaëlle Picut

Qu'entend-on par le syndrome de la trop haute marche ? (expression toute personnelle !)


Ce sont les obstacles, objectifs ou subjectifs, qui empêchent une personne de franchir ce qu'elle considère le niveau supérieur. Ce qui fait qu'elle juge inatteignable certaines marches.

La trop haute marche pouvant être extrêmement variée. Au niveau personnel, cela peut être avoir un 2ème enfant (ou un 3ème ou un 4ème, selon chacun(e) !), s'investir dans une association, reprendre le sport, etc. Au niveau professionnel, cela peut être se lancer dans l'entrepreneuriat, demander une promotion, reprendre des études, accepter des responsabilités plus importantes...Les freins pour franchir ce que l'on considère comme une plus haute marche sont nombreux.

On ne s'étendra pas sur les raisons objectives qui font que la marche à gravir semble trop haute (manque de moyens financiers, appartement trop petit, horaires peu compatibles avec une activité sportive ou un investissement associatif...) mais plutôt sur les raisons subjectives qui font que l'on hésite, que l'on n'ose pas.

La première est celle du manque de confiance en soi. "Je n'y arriverai jamais", "c'est trop dur pour moi", "ce n'est pas dans mes cordes", " je ne possède pas les qualités exigées pour cette marche", "je n'aurais pas l'énergie", "je vais me planter", "je vais le regretter"...

La deuxième est le sentiment que gravir la marche supérieure déstabiliserait l'équilibre déjà fragile que l'on a réussi à mettre en place et que le jeu n'en vaut pas forcément la chandelle. On a du mal à imaginer les gains que l'on pourrait avoir dans le fait de gravir cette marche, en revanche, on perçoit très bien ce que l'on va perdre en terme de tranquillité, de confort, de sérénité, de tranquillité, d'assurance, de temps...

Il y en a sans doute beaucoup d'autres ! 

 

Face à une haute marche, certaines personnes foncent, la franchissent sans se poser trop de questions, comme si cela leur était aisé et naturel. Pour beaucoup d'autres, le complexe de la haute marche est puissant.

Pour lever les obstacles et les freins évoqués plus haut, quelles solutions ?

- Reprendre confiance en soi (plus facile à dire qu'à faire, on en est tous conscient !)
- Se faire accompagner (des professionnels existent ou déjà faire appel à des proches qui peuvent vous encourager et vous soutenir dans votre démarche, dans votre cheminement).
- En discuter avec des personnes qui ont franchi cette marche pour mieux en connaître les conséquences et les réelles difficultés
- Démythifier la hauteur de la marche. Parfois elle semble plus haute que ne l'est réellement. 
- Etre sincère avec soi-même : ai-je réellement envie de franchir cette marche ou pas ? ai-je envie de me donner les moyens de la franchir ou est-ce que finalement, je préfère rester à la marche où je suis car elle me correspond bien...Et si jamais j'ai vraiment envie de franchir cette marche, le formuler clairement et oser !

Toutes les réactions, suggestions, critiques sur ce concept de la trop haute marche sont les bienvenues !

 

Gaëlle Picut

http://en-aparte.over-blog.com/

 

© Jacques PALUT - Fotolia.com

 

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Discussion autour de l'article

13 novembre 2009, 17:25

Nicolas L (non vérifié)

Le syndrome de la trop haute marche.

Bonjour,

Tout cela est très juste.
Il me semble, que cela s'appelle également le syndrome de l'imposteur.
Croire notamment, que l'on ne mérite pas d'accéder à telles ou telles choses, à telles ou telles fonctions.
En ce qui me concerne, j'ai toujours eu le souhait, de créer mon propre emploi, ma propre activité.
Je me suis posé un jour la question, de ce que je souhaitais vraiment pour moi, pour ma vie .
Et je me suis lancé.
J'ai créé mon activité indépendante en Août 1998.
A partir de là, tout ce que je faisais, devenais un véritable plaisir, un accomplissement personnel.
Je me sentais vraiment en parfait accord avec chacun de mes actes.
Ce fût un épanouissement total.
Naissait de tout cela, une découverte de moi-même, une véritable satisfaction.
J'avais pris conscience de mes forces, de mes faiblesses, de mon potentiel et des opportunités, qu'il faut savoir saisir.
ça a duré 8 ans.
Malheureusement, je n'avais pas pris conscience des menaces extérieures (Concurrence, coût bas, graissage de planche etc ...), non pas par naïveté, mais par honnêteté.
J'ai dû arrêter cette activité (qui marchait très bien)en Août 2006.
Je sais aujourd'hui, que lorsque l'on souhaite quelque chose et que l'on ressent le besoin et la force de la réaliser, il ne faut pas hésiter.
Surpasser ses doutes, pour autant que l'on sache ce que l'on veut.
Si vous voulez quelques choses, n'hésitez pas!
Vous avez toutes les chances de l'obtenir même si cela prend un peu de temps.

Cordialement.

Nicolas.

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27 septembre 2009, 01:04

Régis Degrincourt

Bonjour, Vous analysez bien

Bonjour,

Vous analysez bien les questions qui surgissent dans l'esprit d'une personne qui doit franchir un obstacle estimé important.
Sur deux des points cités, la sophrologie a prouvé son efficacité, surtout connue dans le sport :
- Reprendre confiance en soi : par le schéma corporel vécu
- Démythifier la hauteur de la marche : vivre par avance le succès
Le point "être sincère avec soi-même" porte en lui une limitation. Une personne ne peut être sincère sincère qu'avec la partie consciente d'elle même qui n'inclue pas les bénéfices secondaires. Ces bénéfices restent à conscientiser et peuvent émerger lors du travail de maturation.

Bien cordialement.

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15 septembre 2009, 14:26

Pierre (non vérifié)

Bonjour, Tout cela est

Bonjour,

Tout cela est tellement vrai.
La première est celle du manque de confiance en soi. VRAI. EN DEPIT DE NOMBREUX EXEMPLES PARTOUT, MOI JE TROUVE CELA DUR DE VRAIMENT CROIRE EN SOI, DE SE DECLARER MAITRE DE SON EXISTENCE. ET SI JUSTEMENT ON SE RENDAIT COMPTE QU'AU CONTRAIRE JE NE SUIS PAS GRAND CHOSE, DU GENRE PETIT ET QUE CELA ME FASSE PLUS DE MAL QU'AUTRE CHOSE. "Je n'y arriverai jamais", "c'est trop dur pour moi", "ce n'est pas dans mes cordes", " je ne possède pas les qualités exigées pour cette marche", "je n'aurais pas l'énergie", "je vais me planter", "je vais le regretter"...

La deuxième est le sentiment que gravir la marche supérieure déstabiliserait l'équilibre déjà fragile que l'on a réussi à mettre en place. VRAI. VRAI ET POURTANT L'EQUILIBRE EST PLUS FRAGILE QU'EQUILIBRE.
et que le jeu n'en vaut pas forcément la chandelle FAUX; BIEN SUR QUE LE JEU EN VAUT VRAIMENT LA CHANDELLE MAIS ON NE LE SAIT REELLEMENT QUE DE DEUX FAçONS : SOIT EN FRANCHISSANT LA MARCHE, SOIT EN AYANT DES REGRETS....
On a du mal à imaginer les gains que l'on pourrait avoir dans le fait de gravir cette marche, FAUX, en revanche, on perçoit très bien ce que l'on va perdre en terme de tranquillité, de confort, de sérénité, de tranquillité, d'assurance, de temps...MOUAIS ET ENCORE... La LA SI VOUS SAVIEZ CE QUE CELA SIGNIFIE REELLEMENT.
Etre sincère avec soi-même : ai-je réellement envie de franchir cette marche ou pas ? ai-je envie de me donner les moyens de la franchir (MON PETIT EQUILIBRE MOYEN ET TRES FRAGILE TUE TOUTE INITIATIVE) ou est-ce que finalement, je préfère rester à la marche où je suis car elle me correspond bien (NON)...Et si jamais j'ai vraiment envie de franchir cette marche, le formuler clairement et oser.
MERCI bEAUCOUP POUR VOTRE ARTICLE QUI RAISONNE EN MOI. VAIS-JE SAVOIR FRANCHIR LA MARCHE SUPERIEURE? QUEL SERA LE RESSORT DERRIERE CELA? SI CE N'EST QUE POUR MOI, JE NE SUIS PAS SUR D'Y ARRIVER. SI C'EST AUSSI POUR CEUX QUI M'ENTOURENT, LA JE DEVIENS PLUS PERFORMANT.

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