Le Mercredi 28 octobre 2009
Aucune statistique n’existant jusqu’à présent sur le taux de suicide des patrons, un chercheur en gestion de l’Université de Montpellier va lancer un observatoire baptisé Amarok dont le but sera de mesurer les conditions de travail et la résistance au stress des dirigeants de PME. Pour garantir son indépendance, Amarok ne recevra aucun subside d’organisations patronales.
Se pencher sur la souffrance des patrons ? On entend à l’avance les ricanements des nombreux salariés qui travaillent eux aussi dans une pression constante. Sans parler des syndicalistes. Et pourtant, la démarche mérite qu’on s’y arrête. Car de quels patrons s’agit-il ? Avec l’arrivée de la crise économique, les PME ont été en effet frappées de plein fouet dans leur activité. Baisse des commandes, des banquiers qui sermonnent d’un côté, les menaces sur l’emploi de l’autre… les sources de stress ne manquent pas. Olivier Torres, également chercheur-associé à l'EM-Lyon, aime rappeler que ce monde-là, celui des petites et moyennes sociétés, n’a rien à voir avec celui des grands groupes français. Cela fait quinze ans qu’il travaille sur le management dans les PME et se définit comme un "PMIste". On ne se suicide jamais à la tête des grandes entreprises françaises mais chez les dirigeants de petites entreprises, si. Ces drames, bien souvent rapportés dans les pages « Faits-divers » de la presse quotidienne régionale, passent plutôt inaperçus.
En janvier 2009 (voir en fin d'article), le chercheur a fait paraître une tribune dans Le Monde : "L’inaudible souffrance patronale" (j’avais mis "et inavouable" mais cela ne tenait pas, précise-t-il). Un point de vue qui a connu un certain retentissement. Selon lui, les spécialistes de la santé au travail sont focalisés sur la souffrance salariale. Il écrit aussi : "La souffrance patronale est inaudible car les "souffrologues" sont sourds à cette population, qu’ils tendent plutôt à diaboliser." Elle n’est en tout cas pas négligeable : il y a en France 2,8 millions de PME.
Dans une interview donnée sur le Salon des entrepreneurs en septembre dernier, le chercheur explique sa démarche (cliquez sur l'image pour aller sur le site)
Olivier Torres revient aussi dans sa tribune sur les suicides des dirigeants des chantiers navals Gamelin * et de Access International Advisors, société qui a subi les dommages collatéraux de l’affaire Madoff. Point commun entre ces deux patrons : "ils ont été tous les deux floués par la finance, écrit-il alors et tous deux n’ont pas supporté l’anéantissement de leur entreprise. On peut également évoquer le cas de Pierre Jallatte, fondateur de l’entreprise Jallatte (336 salariés) qui produit des chaussures de sécurité depuis 1947. Celle-ci, propriété depuis 2005 d’un consortium de banques anglo-saxonnes, est menacée de délocalisation vers la Tunisie. Le fondateur s’est suicidé en 2007, à l’âge de 88 ans, car il voulu "partir avant de voir mourir [son] entreprise." A l’époque, un ancien directeur de production accuse : "Ce sont les actionnaires qui ont tué Pierre Jallatte, ce sont des assassins !"
Prolixe chercheur, de nombreuses publications à son actif, Olivier Torres assure que, contrairement à ce qu’indiquait un article du Midi Libre du 18 octobre, il n’a pas reçu l’imprimatur du Medef. "J’ai consulté Laurence Parisot mais pour l’informer de mon projet, indique-t-il. Mais je tiens à laisser Amarok en dehors de tout contrôle par une organisation patronale, fut-elle la CGPME ou l’UPA." Dans un premier temps, Amarok va démarrer grâce au concours financier de Bruno Rousset, patron de l’assureur lyonnais April. L’observatoire nécessitera un budget d’un million d’euros sur cinq ans. Le chercheur dit enfin bénéficier du soutien d’un grand professeur de médecine et éminent spécialiste de la santé au travail. Et veut travailler vite pour amener Amarok à produire ses premières enquêtes pour juin 2010.
* Après le drame, un appel aux dons avait été lancé sur Facebook (Voir l'article d'Eco89)
(Photo© absolut - Fotolia.com)
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Un terme Inuit
Amarok est, dans la mythologie inuit, le gigantesque esprit du loup, décrit le plus souvent comme un loup géant qui dévore les chasseurs assez imprudents pour sortir chasser seuls la nuit.
Mais il peut aussi aider les humains en veillant à ce que ses frères, les loups, maintiennent les troupeaux de caribous en bonne santé par élimination des animaux faibles et malades.
(Source : Wikipedia)
Extraits de "L'inaudible souffrance patronale" - Le Monde du 16/01/2009
Olivier Torres
Les patrons s'enferment ainsi dans une image narcissique qui les survalorise
Là aussi, l'idéologie, cette fois-ci du leadership, grandement véhiculée par les business schools anglo-saxonnes, contribue à faire du patron un leader qui impulse le mouvement, qui fédère les énergies, qui suscite les enthousiasmes... Le dirigeant leader se transmute en une figure divinisée, celle de l'entrepreneur héroïque. Les patrons s'enferment ainsi dans une image narcissique qui les survalorise. Parler, et donc reconnaître ses souffrances, serait dissonant.
Pourtant, la médecine du travail a identifié depuis longtemps les principaux facteurs amplificateurs du phénomène de souffrance au travail : la solitude, le stress, l'incertitude et la surcharge de travail. Comment ne pas voir que tous ces facteurs sont ceux qui caractérisent le mieux les conditions de travail d'un patron de PME, bien plus encore que n'importe quel cadre ou manager d'un grand groupe ?
(...)
Des signes de reprise ? Pour vous c'est...
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24 janvier 2010, 20:56
Marie Isidore (non vérifié)
Suicide des patrons
Je suis un petit patron d'une petite entreprise de bâtiment en Bretagne. J'apprends régulièrement le suicide d'un de mes confrères. J'imagine donc que ce phénomène est généralisé partout en France et j'étais surpris qu'aucune statistique ne soit pas établie pour quantifier l'ampleur son ampleur. J'apprends donc par votre site qu'effectivement cette statistique n'existe pas. Il est possible qu'une étude digne ce nom n'ait pas été entreprise mais je suis persuadé que les chiffres bruts existent dans une officine gouvernementale quelconque car la connaissance de ces données est un marqueur essentiel de l'économie française.
Leur collation est des plus simples, il suffit de lire la presse quotidienne régionale (PQR) et les préfets et les Renseignements Généraux (je ne me souviens plus de leur nouveau nom) ont sans doute l'obligation de faire remonter ces chiffres. Il est clair que l'accès à ces données est interdite au vulgum pecum car elles doivent démontrer une situation catastrophique des PME qui n'iraient pas dans le sens voulu par nos dirigeants politique actuels. La manipulation des chiffres est continuelle, exemple on crie sur tous les toits le nombre exceptionnel de création d'entreprises y compris les auto-entreprises, mais on n'entend jamais le chiffre de fermeture d'entreprises qui sont souvent les mêmes. Ils faut quand même savoir que les gens qui créent ces mini-entreprises sont souvent ceux qui n'ont plus que cette solution pour essayer de s'en sortir après un licenciement mais qui, souvent n'ont pas le bagage nécessaire pour faire fonctionner leur petite structure. Cela provoque des frustrations que certains ne supportent pas car en plus de perdre le peu qu'ils leur reste, il ne peuvent plus, la plupart du temps, réintégrer le système d'indemnisation chômage.
Bien sûr le vocable "suicide des patrons" peut faire sourire certains, mais le mot "patron" recouvre de multiples réalités. Qu'y a-t-il de commun entre un Lagardère, un Forgeard qui non seulement dirigent mal leur entreprise mais en plus se goinfrent à son détriment et un petit patron qui court le client, qui se se paie au minimum pour faire valider ses trimestres d'activité pour sa retraite, qui se bat contre les banques qui ont contribué à sa précarité et qui est au contact permanent de son personnel et de ses difficultés? Rien, bien sûr, les uns plantent leur entreprise et partent avec des monceaux de fric indécents, les autres accrochent la corde qui va les pendre. Je ne crois pas me souvenir d'un suicide de patron du CAC 40 car même pour cet acte il faut avoir le sentiment d'une responsabilité et un minimum de couilles au cul (excusez le terme) que ces messieurs n'ont manifestement pas. Je n'ai pas eu connaissance de suicide de patron de banque. Les banques ont provoqué la situation que nous connaissons et sont responsables de la misère que l'on tente de cacher à tout prix. Les banques ont tué et tuent encore, les morts se comptent en centaines, peut-être en milliers, pas une mise en examen, mais on embastille la mère de famille qui a volé deux tranches de mauvais jambon pour ses mômes. On a entendu parler de "moralisation du capitalisme"
mais ceux qui en parlent sont tellement impliqués dans le système que leurs discours ne sont pas crédibles.
Je pense que ce pays est une cocotte minute prête à exploser. Pour faire baisser la pression relative à la situation sociale , on fait diversion par des débats aussi artificiels que déplacés mais il semblerait que ce coup-c i les gens ne soient pas dupes. Alors on colmate les fuites de vapeur une à une comme ce petit garçon hollandais qui avait gardé toute une nuit le doigt dans une fuite d'une digue pour éviter qu'elle soit emportée. Tôt ou tard, il manquera un doigt à un endroit que l'on n'aura pas prévu et advienne que pourra.
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23 novembre 2009, 08:51
Anonyme (non vérifié)
sucide d'un patron
Les banquiers sont des harceleurs expert dans la matière ! Mon patron c'est sucidé la semaine dernière à cause d'eux. Patron d'une petite entreprise du bâtiment, il bossait comme un fou pour notre boite comme il disait ! Plein de boulot, nous ne subissions pas les assauts de la crise, mais plus tôt les assauts des banques des clients qui tardaient de payer les factures des chantiers ! En trouvant comme excuse qu'il manque des papiers alors qu'on envoyait tout le nécessaire. En mettant bout à bout tout sa il c'est vite trouvé dans le rouge ! Sachant qu'a coté nous étions en pleine expansion, dons besoin d'argent ! Fessons quelque chose contre les banquiers qui pensent qu’à enrichir leurs poches au lieu de payer de suite ce qui est demandé. Pensons a tous c'est patrons qui sont dans la même galères et qui par leur geste emmène douleur et peine dans leur famille et dans leur entreprise ! T chuss CEDRIC
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18 novembre 2009, 23:56
en deuil (non vérifié)
et après, comment fait-on?
Mon mari s'est tiré une balle dans la tête fin août dernier.Il avait 51 ans,nous avons 3 enfants et étions mariés depuis 27 ans;
Il avait fait de brillantes études, et après 2 licenciements, a décidé de reprendre une TPE prometteuse mais dont le patron était aussi à bout de souffle.
je travaillais à ses côtés, j'ai vu sa souffrance, son stress permanent, nos faibles revenus pour garantir à nos salariés, qui travaillent dur, de bons salaires (pas de turn over).Il était un financier hors pair (n'en déplaise à la DAF qui a posté), aimé de ses clients, respecté par ses fournisseurs.Adoré par sa famille..
Mais nos horaires déments, la pression fiscale, la lourdeur administrative française,le peu d'espoir d'enfin se sentir "libre" un jour a eu raison de lui.Mes enfants auront-ils un jour, malgré leurs talents multiples, envie d'avoir un peu d'ambition pour eux et autrui?Rêveront-ils un jour d'améliorer quelque chose dans notre société française pesante et déprimante?auront-ils le désir et le goût de travailler vraiment?Ils me voient chaque jour, maintenant que j'ai repris cette torche vive, en place de flambeau,parce que je n'ai pas le choix pour mes salariés, pour eux, en mémoire de ces 2 patrons qui ont tout donné à cete entreprise, partir pour des journées harassantes où il faut toujours être au top (et souriante)et me trouvent éreintée le dimanche parce que mon énergie, comme toute celle d'autres n'est pas renouvelable, elle!Je suis effondrée de voir le monde sans travail qui s'offre aussi à eux, alors comment fait-on pour leur transmettre des valeurs qui n'ont plus cours?comment fait-on pour les empêcher de devenir cyniques, profiteurs, râleurs,ou simples parasites jouisseurs? c'est sûr, la mort par suicide suscite tant de questions, il faut à chaque fois y trouver des réponses sécurisantes pour ceux qui restent, tant ils se sentent coupables. Mais comment accompagner ces chefs d'entreprise, PME ou TPE, qui se sentent si seuls,si peu écoutés ou même reconnus dans leur souffrance? peut-on se servir de levier de soutien comme les comités d'expansion économique, les CCI ou autres organismes, où sont les médecins de l'âme de nos entrepreneurs?
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11 novembre 2009, 09:37
karine1854 (non vérifié)
L'homme a abattre
en effet elodief je suis tout a fait d'accord avec toi, la france, tue ses entreprises: bravo c'est sur ca va donner de l'emploi ça!!! je suis moi aussi dirigeante d'une tpe de 8 salariès, ou je ne peut que feliciter mon equipe de travailler comme des fous pour un SMIC.Ca c'est la 2eme partie de l'iceberg, et oui travailler ne rapporte plus.
je suis trainer au prudhomme par mes 2 chef de secteur licencier debut d'année pour vol: en effet ces 2 voyous ce servait allegrement. depot de plainte oblige et bien sur la france estime que voler 800e n'est pas suffisant: classer sans suite!!! et oui, et c"est la dessus que cette bande de censu va me demander des dommage et interet qui tourne autour de 30000€ par tete!!!plus aucune notions d'argent dans ce pays!! je crois rever: en effet mon avocat m'indique que nous sommes sur de perdre !!! comment ca je ne cromprend pas, tous s'ecroulent autour de moi;ai-je bien entendu? bien compris? maitre vous etes entraint de me dire qu'apres m'etre fait voler par ces 2 voyous je vais devoir leur faire un cheque.la reponse est sans appel.de plus cette situation met mon entreprise en peril mais ca ca n'interesse personne.
annonyme nous parle de pouvoir des patrons, moi le seul pouvoir que je me suis vu attribué est celui de faire des cheques a l'etat tva taxe impots, a l'aide sociale urssaf assedic, au salaries voyous ect...
et pour repondre a anonymes nous avons tous eté salaries! aujourd'hui j'arrive a un point ou je vais revendre mon entreprise,et non je ne vais pas delocaliser;
je ne crois plus du tout en l'economie francaise:leur manif pour l'emploi me sort par les trou de nez , enfin je me demande qu'elle emploi il arrivent a creer avec leur manif????? la facon de penser des francais aussi: de croire que le sociale va nous faire avancer c'est se fourrer le doigt dans l'oeil.parce que le jour ou il n'y aura plus d'entreprise pour payer toutes ces taxes et automatiquement plus de salariés meme patrons et donc plus d'impots! je me demande avec quoi cette bandes de crevards va vivre.
j'aurai encore un million de chose a dire mais je vais m'arreter là. en tout cas bon courage a tous ces patrons francais qui ont encore le courage et l'envie de se battre.pour une france qui pense que l'homme a abattre c'est le patrons.
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10 novembre 2009, 16:30
Anonyme (non vérifié)
suicide de patron!!!
Fille et petite-fille de patrons, mais DAF salariée black-boulée par les crises, licenciements, harcèlement moral.....je dis...Pas une larme pour les patrons, quels qu'ils soient, petits ou gros. Ils ont le pouvoir entre les mains de faire et défaire. S'ils échouent c'est qu'ils sont mauvais.C'est aussi simple que cela. Je sais de quoi je parle pour en avoir vu plusieurs agir à contre-courant de ce qu'il fallait faire, tout investis de leur pouvoir qu'ils étaient!!!
Cela déborde sur leur vie privée, et alors ???
Quand ils rendent la vie impossible, voire qu'ils saccagent la vie professionnelle des salariés, ils ne se demandent pas l'impact sur leur vie privée.
Alors de grâce, qu'ils aillent goûter aux délices du salariat si leur condition est si intolérable.
Non vraiment pas une larme!!!!
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30 octobre 2009, 18:48
Ludovic de Paris (non vérifié)
Merci
Ahhhhh enfin on s'intéresse un peu aux petits patrons, à ceux qui se battent chaque jour pour payer les échéances (le stress du trimeste des l'Urssaf !) qui se font traiter de salauds à la moindre réprimande et qui n'ont droit à pas grand chose en terme de protection sociale (et quand je dis pas grand chose, en fait il s'agit de rien !) juste l'hypothétique possibilité un jour d'être u peu plus riche que les salariés.
Donc quand j'entends le mot "patron" avec tellement de mépris autour de moi et dans les médias, je ne peux m'empêcher de me sentir visé et de trouver ça vraiment injuste. C'est vrai que ceux qui dirigent les grands groupes abusent sans doute, mais ils sont tellement peu nombreux par rapport à nous autres entrepreneurs...
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30 octobre 2009, 15:30
ElodieF (non vérifié)
Vous avez dit Patron en souffrance !?
le débat est lancé , ENFIN ! Patron depuis 5 ans , j'entends parler de la souffrance au travail des salariés , le médecin du travail leur demande si tout se passe bien lors des visites , les Prud'hommes écoutent les moindres demandes salariales , la moindre faiblesse est cataloguée , le moindre oubli est réprimandé et taxé ( TVA ou autres charges sociales ) , le moindre jour de congés est critiqué , le moindre objet de valeur ( la satanée voiture du patron) est montré du doigt ...j'en passe et j'en passe ...
J'ai voulu créer pour créer des emplois , un esprit d'entreprise basé sur l'investissement de chacun , le respect et la motivation ...j'y ai cru ...mais peu de temps !
Très vite , le premier salarié en qui j'avais toute confiance , a cherché à avoir sa part du gâteau ( selon ses dires) ...alors que l'entreprise ne faisait même pas encore de bénéfices et que je travaillais 110 h par semaine pour avancer ...vous êtes patron donc vous êtes riche, ,n'est-ce pas ? ces demandes et exigences salariales sont récurrentes , dévastatrices car le personnel convaincu que vous êtes menteur et profiteur , se rebelle et ralentit la marche économique de l'entreprise que vous essayez de mener à bien ...attaqué verbalement et physiquement ( AT de 20 jours ) par un salarié démissionnaire , j'ai dû me battre , après le refus des Prudhommes ( vous savez on ne prend que les demandes des salariés m'a -t-on dit ...)pour pouvoir porter plainte au commissariat ...personne ne voulait m'entendre .Les méandres administratives , les obligations légales , les incohérences du système face à votre activité , les heures de sacrifices sociaux et familiaux vous transforment en être vidé au bout de quelque temps .Vous avancez car pris par les obligations diverses et variées ...le moteur n'est plus le moteur initial basé sur la passion et la motivation , l'envie de créer des emplois et d'être remercié ...la déception est grande , l'envie de tout arrêter aussi ...je ne vous parle pas de la dépression qui est omniprésente au même titre que les contraintes liées à la vie entrepreunariale ...deux démons qui cohabitent et vous détruisent ...Churchill avait raison ...
Celui qui crée la valeur ( fermons toutes les PME et voyons comment notre vie économique va vivre...hormis les dettes bien sûr ) est devenu une proie facile , lynchée par le système tel qu'il est organisé et par les salariés qui participent souvent à la petite mort de leur patron ...pourquoi parler des suicides des patrons, des dépressions des patrons , des déviances ( alcool et autre) pour tenir , des ruptures familiales et sociales des patrons , des cancers et autres maladies somatiques des patrons ...ils ont tout , pourquoi les plaindre ??
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29 octobre 2009, 16:38
Anonyme (non vérifié)
Le suicide des patrons : question ?
C'est vrai qu'en France le Droit à l'erreur n'existe pas.
Nous sommes conditionnés dès notre plus jeune âge à une selection sans faille.
L'orientation est faite par défaut dès la fin du collège. Or du Bac S et des grandes écoles point de salut. Un divorce, un décès, un accident de vie ou une maladie, bref un grain de sable dans la vie personnelle qui remet en cause la vie professionnelle et c'est le début de la fin.
Pour un dirigeant d'entreprise qui n'a pas su s'entourer professionnellement de collaborateurs de confiance risque de voir les ennuis s'accumuler. D'autant plus que les banques sont devenues des partenaires extrêmement frileuses.
Le chef d'entreprise français se distingue aussi de son homologue anglais. Eux n'ont pas connu la monarchie absolue. Or le Chef d'entreprise se comporte souvent comme un monarque dans son royaume. Il estime détenir une autorité absolue et la science absolue (quasi-divine). Et certains adages du management confortent ce schéma. Ne parle-t-on pas encore de la solitude tu Chef d'entreprise responsable unique (devant Dieu et les Hommes) de la prise de décision justifiant ainsi sa prise de risque élevée et sa rémunération ?
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28 octobre 2009, 20:55
Anonyme (non vérifié)
Le suicide des patrons : question ?
N'y a t il pas deux types de suicides chez les patrons :
Le premier plutôt commun avec celui des salariés, qui frappe avant tout des chefs d'entreprises de PME, qui comme eux partagent leur quotidien et leur valeurs et qui sont amoureux de leur travail et de leur entreprise. Des patrons qui ont construit leur entreprise ou leur empire sur le temps et qui sont très attachés à leur bébé (Gamelin).
Et un autre type de suicide, plus narcissique, qui frappe des gens imbus de leur personnes, narcissiques, incapable de se remettre en cause, prisonnier de leur statut peut être mais avant tout attaché à leur rythme de vie et incapable d'imaginer de renoncer d'une manière ou d'une autre à leur train de vie ?
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28 octobre 2009, 20:00
Thierry C. (non vérifié)
C'est moins vendeur...
Tout à fait d'accord avec Olivier Torres et content que ce soit enfin intégré dans une vraie étude.
Le problème, c'est que c'est moins vendeur pour la presse en générale et, surtout, vécu ou montré comme un échec. Certainement pas montré comme la faute d'un management ou des salariés difficiles à motiver (si si il y en a... même bien payés).
Fils d'artisan, j'ai pu me rendre compte en direct de l'impact de la vie pro d'un parton sur sa vie privée. Les jours fastes comme les jours de vaches maigres, et franchement, c'est pas mal de le rappeler de temps en temps...
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