
Immigration : les femmes plus touchées par le chômage

10 % des femmes ayant signé un Contrat d’accueil et d’intégration (CAI) en France en 2009 étaient au chômage avant la migration, selon l’Insee. Un taux qui s’élève à 48 % un an après la signature, puis qui redescend à 34 % deux ans après. Ces chiffres sont beaucoup plus élevés que chez les hommes.
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) s’est intéressé à l’intégration sur le marché du travail des signataires d’un Contrat d’accueil et d’intégration (CAI) en France en 2009. Il révèle ainsi que parmi cette population, les femmes restent plus fortement impactées par le chômage. En effet, elles sont 10 % à être à la recherche d’un emploi avant migration. Un chiffre qui atteint 48 % un an après la signature du contrat, puis 34 % au bout de deux ans. En outre, seuls 6 % des hommes étaient au chômage avant la migration et ils étaient 24 % à être à la recherche d'un emploi l’année suivant le contrat d’accueil et d’intégration.
Une hausse qui se résorbe
Les signataires d’un CAI en 2009, tous sexes confondus, sont particulièrement touchés par le chômage. Les migrants présents sur le territoire depuis moins de deux ans sont les plus atteints. En effet parmi eux, un actif sur deux est à la recherche d’un emploi en 2010, contre seulement 8 % avant la migration. Cependant, cette hausse brutale se résorbe ensuite. Entre 2010 et 2011, la part des personnes se maintenant à l’emploi deux années consécutives augmente avec la durée du séjour.
Les signataires du CAI
Selon l’Insee, 21 % de signataires d’un CAI sur 10 en 2010 ont été diplômés du supérieur et trois sur dix n’ont jamais fait d’études ou n’ont jamais obtenu de diplôme. En outre, 34 % des hommes sont non-diplômés, contre 28 % des femmes. Mais à formation égale, ces dernières subissent un taux de chômage plus élevé.































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